ENGLISH
Why does the stage remain empty? This question
is the
heart of the performance. Silenzio questions the necessity of
representation of reality in a world dominated by consumption
and materialism. What will remain of the actors work , of our "direct" relationship
with them after being anesthesised by television and internet screens
? Silenzio is an experiment of a " theater without theater ".
The actors, reduced to images or voices, offer a second reading
of texts and films that echo the " theater in the theater ": from
Opening Night by Cassavetes, Prova d' Orchestra by Fellini, Persona
by Bergman, Le mépris by Godard to Mulholland Drive by Lynch
and even Molière (L’impromptu de Versailles),
Shakespeare, Baudelaire and Marcel Duchamp. Locked in a "box",
with no materialism, the actors show a representation of
what is missing, defending their presence. |
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Silenzio
Résidence de recherche et
de création à la
Chartreuse de Villeneuve les Avignon en mars / avril 2009
Présentation le 16 avril 2009 à 18h30 à la
Chartreuse de Villeneuve les Avignon

PRÉSENTATION
Pourquoi la scène reste-elle vide ?
La question est au cœur de la pièce. Silenzio interroge
la nécessité de représentation du réel
au théâtre dans un monde dominé par la consommation
et le matérialisme.
Silenzio propose l’expérience d’un « théâtre
sans théâtre ». Les acteurs, réduits à des
spectres- vidéos ou voix-, proposent une relecture de textes
et de films qui font échos au « théâtre
dans le théâtre ».
Silenzio s’inspire librement
de L’impromptu
de Versailles de Molière. Metteur en scène,
il dirige la répétition d’une de ses pièces
qui doit être jouée dans quelques heures devant
le roi. Les acteurs lui reprochent leurs conditions de travail
(manque de temps, d’argents, d’arguments...), refusent
de répéter et la scène reste vide. Cette
méditation de Molière sur les difficultés
de créer sert de point de départ à Silenzio,
spectacle construit autour de la tentative impossible d’un
metteur en scène de créer un spectacle sur le vide.
Nos comédiens ne sont jamais sur scène puisqu’ils
ne veulent pas jouer, on entend leur voix et leur présence
derrière le rideau de scène, tandis que celle du
metteur en scène provient d’une cabine de souffleur.
Confronté à ce refus de jouer, le metteur en scène
convoque des spectres issus d’œuvres qui questionnent
la notion de « représentation » : Opening
Night de Cassavetes, Mulholland Drive de Lynch, Prova
d’orchestra de Fellini, Persona de Bergman, Le
Mépris de Godard, Sunset Boulevard de Billy
Wilder, L’Illusion comique de Corneille, Hamlet de
Shakespeare, les œuvres de Marcel Duchamp …
Entre installation et mise en scène du
vide, Silenzio utilise
toute une panoplie de techniques (vidéo, illusion, multimedia,
sonorisation) censée mettre la scène au regard du public.
C’est un spectacle en négatif, un jeu de miroir du présent à lui-même, « une
nature morte », vanité théâtrale invitant à méditer
sur la nécessité de notre art.
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