ENGLISH
The stage: a space with a decor,
film set and library. An actor, two dancers, a musician, a set
designer and a director.
A collection of texts, images and songs compose a hybrid performance.
A crew creates a performance on Robert Capa, the mythical American
photographer of war. He is 26 years old when the world celebrates
his photograph of the Spanish militiaman shot by a pro-Franco bullet.
5 wars later, covering the Indo-China war, he steps on an anti-personnel
mine and dies in the blow. He is 40 years old. Two dates and many
icons that circumscribe a vertiginous legend.
Soon, interrogations and dissensions
destabilize the crew. How can the figure of a hero be approached?
Some arouse the humoristic society man who thinks of life as a
joke - Ingrid Bergman’s
lover who spends the afternoons at horse races and the nights
playing poker with friends.
For others, this adventurous breathtaking
militant incarnates the birth of photojournalism.
Little by little, the myth
wavers: the courage and the sincerity of the man are questioned;
his professional honesty too. Didn't Endre Friedmann (Capa’s real name of Hungarian origin) build
his legend on a lie? Haven’t we turned this page of History
on photojournalism a long time ago?
"If your pictures aren't good enough, you aren't close
enough."
The key hides in
the reporter’s famous sentence. The crew eventually
clarifies Capa’s contribution to our century of images: he
defended "the photographer’s position" -at the
same time physical and statutory- by fighting for royalties in
photography.
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FOCUS (actuellement)
Véronique Caye
Du 16 au 18 décembre 2005
Red Brick Warehouse Number 1 Yokohama
Le 16 juin 2006 à 20h30
Au Collectif 12
(réservations Tél :
01 30 33 22 65 / 01 30 33 39 42 - Collectif12@wanadoo.fr)
Focus est issu d’une commande du Red Brick Warehouse
Number 1 Fondation de Yokohama sur la vie et l’œuvre
de Robert Capa
La création a eu lieu le 16 décembre 2005 à Yokohama.
PRÉSENTATION
Un espace scénique entre décor,
plateau de tournage et salle de documentation.
Un acteur, deux danseurs, un musicien, un scénographe et
un metteur en scène.
Des fragments de textes, d’images, de chansons recomposés
en une forme spectaculaire hybride.
Une équipe crée un spectacle sur Robert Capa, le mythique
photographe de guerre américain. A 26 ans, le monde entier
célèbre sa photo du milicien espagnol touché
par une balle franquiste ; 5 guerres plus tard, il est fauché
par l’explosion d’une mine lors d’un reportage
en Indochine. Il a 40 ans. Deux dates et quelques photos comme autant
d’icônes pour circonscrire une légende, un vertige.
Bientôt, interrogations et désaccords déstabilisent
l’équipe. Comment approche-t-on un héros ?
Certains évoquent le désinvolte mondain à l'humour
décapant qui prend la vie pour une blague — l'amant
d'Ingrid Bergman passe ses après-midi aux courses et ses
nuits au poker.
Pour d’autres, il incarne la naissance du photo-journalisme
engagé, aventureux, spectaculaire.
Peu à peu, le mythe vacille : le courage et la sincérité
de l’homme sont remis en cause ; son honnêteté
professionnelle aussi. Endre Friedmann (c’est le véritable
nom de Capa en fait d’origine hongroise) n’a-t-il pas
construit sa légende sur un mensonge ? N’a-t-on pas
tourné depuis longtemps cette page d’Histoire du photojournalisme
?
«Si ta photo n'est pas
assez bonne, c'est que tu n'es pas assez près.»
La clé se cache dans la célèbre formule du
reporter. L'équipe finit par questionner l'apport de Capa
à notre siècle d’images : la revendication d’une
« position du photographe », à la fois physique
et statutaire défendant le droit d’auteur.
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